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Les larmes de Thomas Ramos, les explications du XV de France - Actualité

de papebob - 21 novembre 2019 - 35 lecture(s)
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L’arrière du Stade Toulousain, renvoyé du Japon par le staff du XV de France, n’a pu contenir son émotion à l’issue de la victoire de son équipe contre Castres, samedi. Le vice-président de la FFR, Serge Simon, a tenté d’expliquer cette situation sous fond de polémique. Au coup de sifflet final, il est tombé dans les bras de sa compagne avant de fondre en larmes. Thomas Ramos a vécu beaucoup d’émotions ces derniers jours. Renvoyé du Japon où l’équipe de France dispute la Coupe du monde au prétexte d’une entorse de la cheville. Pour, une semaine plus tard, débuter avec le Stade Toulousain contre Castres (36-15). Sans transition. Avec le goût sacrément amer d’avoir été rejeté par le staff tricolore… «Thomas avait beaucoup d’envie, mais aussi beaucoup de frustration», a expliqué Clément Poitrenaud, l’entraîneur adjoint du club champion de France. Soulignant que l’arrière international avait «fait un bon match» et qu’il n’y a eu aucune hésitation quant au fait de la titulariser, une fois le service médical ayant donné son feu vert. «Quand on a un joueur de ce niveau qui est disponible, on ne se pose pas trop la question», a reconnu Poitrenaud. Au micro de Canal +, Ugo Mola a privilégié la carte de l’apaisement devant la polémique naissante. «Ce serait trop simple de jeter la pierre au staff (du XV de France), a précisé le manager du Stade Toulousain. La seule chose que je trouve regrettable, c’est que ce gamin méritait de faire une Coupe du monde au regard de sa fin de saison et de ce qu’il a fait toute la saison dernière avec nous.» Selon nos informations, en privé, Ugo Mola a la dent beaucoup plus dure contre Brunel et ses adjoints qui, selon lui, ont sacrifié son joueur au nom d’intérêts plus stratégiques afin de pouvoir rappeler le Rochelais Vincent Rattez. Il faut lire entre les lignes pour comprendre l’agacement de Mola. «Il s’avère que Thomas n’a malheureusement pas eu la chance de continuer cette Coupe du monde. Il nous semblait judicieux pour lui et pour nous de le remettre sur le terrain. Il ne se voyait pas partir en vacances (…) Il avait l’impression qu’on lui volait quelque chose… Jouer un Toulouse-Castres sans lui, ç’aurait été lui voler quelque chose.» Après avoir accepté de sortir de son silence pour RMC sport, Serge Simon a, lui, tenté d’expliquer l’inexplicable. Comment dix jours après s’être blessé à la cheville contre les Etats-Unis et seulement sept jours après être rentré en France, Thomas Ramos pouvait-il déjà être rétabli. «Au moment où Thomas se blesse, l’évaluation tous avis confondus, on parle d’une dizaine de jours donc on est juste sur le laps de temps qui englobe les deux matches du Tonga et de l’Angleterre. On a des scénarios qui sont optimistes sur 8/9 jours, on a des scénarios plus pessimistes qui peuvent durer un peu plus longtemps, explique le vice-président. Refusant l’accusation de «précipitation» lancée par certains (dont l’ex-sélectionneur du XV de France), puisque la décision d’appeler Rattez a été prise le 3 octobre, soit le lendemain de sa supposée blessure. «Vous avez un diagnostic qui tombe. Après, le temps de réhabilitation et de ré-athlétisation plus la remise sur le terrain, il y a toujours évidemment une petite incertitude, plaide Serge Simon. En pleine compétition et surtout avec beaucoup de blessures qui sont arrivées avant ou juste avant ce cycle de trois matchs en dix jours, c’est ça que vous devez gérer. (…) Il faut comprendre qu’on gère le risque en club de façon différente qu’en équipe de France. Quand on est dans son club et qu’on prépare le match pour le lendemain, si jamais un joueur n’est pas prêt, il suffit d’appeler son remplaçant qui va venir dans l’heure. Ici, à 10 000 kilomètres, la procédure est beaucoup plus longue, il faut 48 heures (…) Les médecins n’ont rien inventé ici ou ailleurs, c’est le contexte qui rend la décision beaucoup plus complexe ici peut-être qu’ailleurs.» Pas certain que ces justifications ne consolent Thomas Ramos

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